Patrimoine – Personnages

Qui sont les personnages du Dauphiné

Personnage du Dauphiné - Mélusine

Mélusine : La plupart des fées dauphinoises sont décrites comme de petites femmes malicieuses, coquettes, séductrices et susceptibles. En harmonie avec leur environnement, elles vivent le plus souvent dans les grottes, les sources ou les points d’eaux. Elles sont dotées de pouvoirs surnaturels qui procurent différents biens faits : la guérison, la richesse, l’amour …
Mélusine est la plus connue des fées Dauphinoises. Pendant plusieurs années elle vécut une histoire d’amour avec un des seigneurs de Sassenage, jusqu’au jour ou sa véritable identité fut découverte. Démasquée, elle dut s’enfuir du château laissant son amour attristé à jamais.


Dauphin du drapeau dauphinois

Le Dauphin : Plusieurs hypothèses sur l’origine du symbole du Dauphiné :

– Prénom du fils héritier de Mathilde d’Albon, de l’anglais «Dolphin» ou de l’italien «Delfino »?
– Prénom traditionnel de la dynastie?
– Ou est-ce en traversant la méditerranée que les croisés de la province guidés par l’animal auraient eu l’idée d’en faire leur emblème?
Toujours est-il qu’en 1133 Guigues IV fut le premier Dauphin de la province, arborant sur ses armoiries cet animal fantastique, mi mammifère, mi poisson.


Personnage du Dauphiné - Mandrin capitaine des contrebandiers

Mandrin : Mandrin : 1725-1755 capitaine des contrebandiers

Né en 1725 à Saint Etienne de Saint Geoirs, sous le règne de Louis XV, Louis Mandrin mourut supplicié sur la roue à Valence à l’âge de trente et un ans. Il avait été le capitaine d’une bande forte de plus de cent hommes qui pratiquaient la contrebande. Il menait une guerre personnelle contre la ferme générale (le « trésor public » actuel) sous la bienveillance du peuple. Au cours de ces six campagnes qui le menèrent à Genève, Montbrison, le Puy en Velay ou encore Rodez, il prit le titre de « capitaine des contrebandiers ».
En 1755, il fut arrêté en Savoie. Le tribunal, aux ordres de la ferme activa son procès avant que le roi n’eut le temps de le gracier.


Patrimoine dauphinois - Chevalier Bayard

Le chevalier Bayard : Pierre Terrail de Bayard né à Pontcharra en 1476, il fut surnommé « le chevalier sans peur et sans reproche ». À 17 ans, il remporta son premier tournoi. Plus tard, il participa aux guerres d’Italie et à la bataille de Marignan (1515). De nombreux faits d’arme ponctuèrent sa vie : comme ce duel entre Français et Espagnols qui dura plus de 16 heures ou encore l’affrontement de l’armée ennemie sur le pont de Garigliano où à lui seul il défia un à un près de 200 soldats. Bayard incarna aussi l’esprit chevaleresque : modeste, désintéressé, il s’opposa au pillage des villes conquises. Respecté de ses ennemis, il est également honoré par les rois de France. Le chevalier Bayard tomba en 1524 sous un tir d’arquebusier.


Sur le site de Vienne (38), quatre mosaïques représentant Orphée

Mosaïque d’orphée : De tout temps, le mythe d’Orphée a posé la question sur le devenir de l’humain après la mort. Le mythe raconte comment armé de sa lyre, Orphée a charmé le dieu des enfers pour qu’il libère sa promise décédée. Pluton charmé, lui accorde sa demande, a condition qu’Orphée dans son retour dans le monde des vivants ne se retourne pas. Orphée doute, se retourne et perd sa bien-aimée. Sur le site de Vienne, ville incontournable du Dauphiné, quatre mosaïques représentant Orphée ont été retrouvées depuis 1859. Aujourd’hui encore Orphée charme le monde de sa lyre à 8 cordes.


Personnage dauphinois - Frédéric Dard

Frédéric Dard et ses 200 aventures du commissaire San Antonio : Frédéric Dard est né à Bourgoin-Jallieu (Isère) en 1921. Il fut influencé par le roman noir américain. C’est en 1949 que paraît « Réglez-lui son compte ! », roman policier signé San-Antonio, suivi de près de 200 autres aventures. Ces personnages hauts en couleur ont les noms de : Achille, Berthe, Marie Marie ou encore l’inspecteur Berurier.   Auteur hilarant plein de finesse et de poésie laissa des expressions encore utilisées aujourd’hui : Immatriculée contraception ou ponasse. Il écrivit vite et beaucoup, au rythme de quatre à cinq ouvrages par an.  Frédéric Dard   s’éteint en juin 2000 avec à son compteur 288 romans, 20 pièces de théâtre et 16 adaptations cinématographiques.


 

Personnage du Dauphiné - La main d’Anthon

Tu la veux ma main … : La main d’Anthon : En 1430, à Janneyrias (Isère). L’armée Bourguignonne alliée au duc de Savoie fort de 4000 hommes avait pour ambition de mettre la main sur le Dauphiné. Le gouverneur Dauphinois Raoul de Gaucourt, mis en place une coalisation composée de 1600 soldats et chevalier. Il organisa une embuscade à la lisière du bois des Franchises et sous une pluie de projectile repoussa les envahisseurs qui se jetèrent dans le Rhône. Le prince d’orange investigateur de cette bataille s’enfuie en traversant le fleuve et du pour sa survie trancher la main de son écuyer qui s’était agrippé à la queue de son cheval. Sortie de l’eau la main resta accroché à sa monture l’accusant de son forfait. Il perdit toutes ses terres qui furent intégré au Dauphiné.


Patrimoine dauphinois - Berlioz

Le dormeur doit se réveiller … Hector Berlioz : 1803 – 1869 : En Né en 1803 à la Côte Saint André (Isère), Hector Berlioz est un compositeur et écrivain qui se définissait comme un compositeur classique, bien que l’étiquette de « romantique » lui était donnée. Son œuvre est inspirée par les thèmes de Beethoven et de Shakespeare qui vont s’entrecroiser dans toute sa production. Pur dauphinois, d’un caractère passionné, mais lucide et ironique, ces œuvres les plus connues sont animées de sentiments, de drames et de pensées : La symphonie fantastique (1830), l’opéra Benvenuto Cellini (1839), La damnation de Faust (1846). Durant toute sa vie, il fit des passages à Meylan (près de Grenoble) suite à un coup de foudre amoureux qui ne lui apporta que désespoir.


Patrimoine dauhinois - Les Allobroges

Allobroges : Les premiers Celtes de la province avaient les noms d’Allobroges (du lac Léman au Rhône), Voconces (de l’Isère à la Durance) ou encore les farouches Caturgies (Alpes du sud). Les Allobroges se dotèrent d’une capitale – Vienne (Isère) – qui fut une des villes les plus fastueuses de l’Occident. Cet immense territoire était émaillé de grands domaines ruraux où purent prospérer des agglomérations commerçantes et industrieuses : Aoste (Isère), Annecy (Haute Savoie), Genève (Suisse). S’opposant pendant des siècles à l’invasion romaine, en menant plusieurs révoltes, ils eurent rapidement une réputation de peuples fiers et de Courageux combattants. Ce n’est qu’après le déclin de l’empire romain et l’invasion des Burgondes et des Francs, qu’en 1029 l’archevêque Brochard, partagea le territoire en deux. C’est de cette division que naîtront le Dauphiné et la Savoie


Personnage dauphinois - Chevalier Bayard

Chevalier Dauphinois : Le Dauphiné est le berceau de grands chevaliers. Outre Bayard, «  le chevalier sans peur et sans reproche », ou le Duc de Lesdiguières, « Le renard des Alpes », de nombreux faits d’armes ponctuèrent l’histoire de la province et mirent en valeur de nombreux chevaliers dont les noms résonnent encore : baron de SASSENAGE, Jean de Virieu, Humbert ALLEMAN, Pierre de LA BALME, François de BEAUMONT, Aymar de BEAUVOIR, Jacquemet de BELLECOMBE, Louis de BRESSIEU, Jean de CLERMONT, Jean de GENAS, Sibeut de GROLÉE, Leutzon de LEMPS, Guillaume de PALADRU, Jacques de RIVOIRE, Humbert de ROUSSILLON, Jean de LA TOUR, Odobert de VINAY …


Expression dauphinoise - les rataplanades (rats qui planent)

Rataplanade : C’est le nom Dauphinois de la chauve-souris : « le rat qui plane ». Ce petit mammifère est très présent dans la province notamment aux grottes de la Balme où une salle protégée leur est réservée. Aux cuves de Sassenage c’est une salle qui porte leur nom « la salle des Rataplanades ». Le département de l’Isère, grâce à ses habitats naturels diversifiés et encore préservés, abrite 27 espèces de chauves-souris sur les 35 Françaises ce qui en fait l’un des départements les plus riche. Parmi ces espèces, plusieurs d’entre elles présentent un intérêt européen comme le Grand Rhinolophe et le Petit Murin, espèces rares et menacées, en danger de disparition dans la liste rouge des vertébrés de l’Isère.


 

Magnaud: Dauphinois de souche. Quand Dieu a créé la France, il a tout réparti et il ne restait rien pour le Dauphiné. Et Dieu a dit « Ran pour les Magnauds ? Fa ran, fa ran, prendront chez les autres !


Personnage dauphinois - Duc de Lesdiguières

Lesdiguières : François de Bonne, né le 1er avril 1543 à Saint-Bonnet (Hautes-Alpes) et mort le 28 septembre 1626 à Valence (Drôme), est un militaire français du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle.

Seigneur puis duc de Lesdiguières (1611), comte de Pont-de-Veyle, seigneur du Glaizil, maréchal de France, il est également le dernier connétable de France entre 1622 et 1626.

C’est en son honneur que fut baptisé au Musée du Louvre l’un des deux pavillons des guichets de Seine sous la Grande Galerie, le Pavillon de Lesdiguières, l’autre étant le Pavillon de la Trémoille.

Sa passion pour les armes ou le besoin financier1 le pousse à entrer sous les ordres du baron de Gordes, lieutenant général du roi et du Dauphiné.

Lorsque le soulèvement protestant éclate dans le Dauphiné, il rejoint son cousin Antoine Rambaud, le premier des « capitaines Furmeyer », qui mène combat. Après la mort de son cousin, il est désigné comme chef des protestants du Champsaur en 1576, et livre de nombreux combats, dont la prise de Gap, ville catholique, suivie du massacre de ses habitants. C’est à ce moment qu’il se fait remarquer par Henri III. Lorsqu’en 1584 Henri III désigne le roi de Navarre pour lui succéder, son autorité sur les Huguenots du Dauphiné est reconnue.

Le 22 décembre 1590, après plusieurs échecs sanglants, il s’empare de Grenoble, contrôlée par les catholiques, et ordonne alors un grand nombre de modifications dans la ville :

  • fortification de la colline de la Bastille sur la rive droite de l’Isère,
  • construction d’une citadelle près de la tour de l’Isle,
  • fortifications tendues sur la rive gauche,
  • construction de quais au bord de l’Isère,
  • embellissement de la ville : nouvelles rues, égouts collectifs, façades crépies,
  • construction de la trésorerie qui deviendra sa résidence personnelle appelée Hôtel de Lesdiguières.
  • reconstruction de la digue Marceline le long du Drac vers Claix et création d’un pont d’une grande hardiesse sur le Drac, le Pont de Claix, qui deviendra une des sept merveilles du Dauphiné.

Personnage dauphinois - Champollion

Champollion : Jean-François Champollion dit Champollion le Jeune (né le 23 décembre 1790 à Figeac, dans le Lot et mort le 4 mars 1832 à Paris), est un égyptologue français. Il fut le premier à déchiffrer les hiéroglyphes, il est considéré comme le père de l’égyptologie.

Fin mars 1801, il part de Figeac pour arriver à Grenoble le 27 mars 1801, quittant sa famille pour rejoindre son frère Jacques-Joseph qui dirige son éducation.


 

 

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